Respiration basale du sol

La respiration basale du sol est un indicateur biologique qui mesure la quantité de dioxyde de carbone (CO₂) libérée naturellement par les micro-organismes du sol (bactéries, champignons, etc.) lorsqu’ils décomposent la matière organique. Exprimée généralement en µg de CO₂-C par gramme de sol et par heure (µg CO₂-C g⁻¹ h⁻¹), elle reflète l’intensité de l’activité biologique du sol.

Un niveau élevé de respiration basale traduit généralement un sol vivant, riche en biodiversité microbienne et capable d’assurer des fonctions essentielles : recyclage des nutriments, stockage du carbone, fertilité, rétention de l’eau et résilience face aux stress climatiques. Cet indicateur ne mesure donc pas directement la fertilité, mais le bon fonctionnement de l’écosystème sol.

La nouvelle Loi européenne sur la surveillance des sols (Soil Monitoring Law), entrée en vigueur en décembre 2025, prévoit que les États membres mettent en place un suivi harmonisé de la santé des sols à partir d’indicateurs physiques, chimiques et biologiques. Si la respiration basale n’est pas le seul indicateur retenu, elle est largement reconnue comme l’un des meilleurs marqueurs de l’activité biologique et de la santé des sols, ce qui explique son utilisation par des projets européens comme Soil O-Live.

Sources principales :

Commission européenne – Soil Monitoring Law
Article scientifique : A Soil Monitoring Law for Europe (2025).
Riggi et al. (2025), Establishing assessment criteria for soil bioindicators.
Fallados los premios de la tercera edición del Concurso Internacional de Aceite de Oliva « Soil O-Live », Mercacei Jeudi 2 juillet 2026
9 projets pour lutter contre la réchauffement climatique , jusdolive.fr